Ce que NaNoWriMo 2018 m’a appris

Et voilà, c’est fini. Un mois de marathon, qui est passé très vite en même temps qu’il a duré une éternité! Un mois riche d’expériences et d’apprentissages, sur l’écriture, mais aussi sur moi.

J’ai un peu du mal à ressentir l’euphorie des gagnants. Certes, je suis satisfaite, et même plutôt fière d’avoir réussi – ce n’était pas gagné, avec beaucoup d’autres choses à gérer sur le plan personnel et professionnel cette année.

Mais à côté de ça, je n’ai pas l’impression d’avoir fait un truc extraordinaire non plus. Bon, OK, j’ai passé en moyenne 1h30 par jour à écrire. Certains jours beaucoup moins, certains beaucoup plus. J’ai remis à plus tard quelques trucs pas très urgents, mais finalement, ça ne m’a pas empêché de faire à manger, ou de me laver, j’ai même réussi à faire des lessives et (un peu) de ménage pendant le mois de novembre!

Par contre, j’ai appris des choses, j’ai réellement le sentiment de progresser dans le métier d’écrivain. J’entends métier au sens originel, compétences, expérience.

Plus on écrit, et plus c’est facile.

L’habitude rend le procédé non seulement plus facile, mais réellement moins stressant. La version négative, c’est moins j’écris, et plus ça fait peur d’écrire. Si je n’écris pas ne serait-ce que pendant quelques jours, quand je m’y remets, j’ai l’impression de ne plus savoir écrire, je me demande si je vais y arriver, j’angoisse, du coup je procrastine, c’est un vrai cercle vicieux. Alors qu’en pratiquant tous les jours, ça devient une activité du quotidien, normale, familière. Le fait même de s’asseoir et de s’y mettre devient une routine, je ne me pose plus de question.

La révélation de l’année: le premier jet n’est pas le produit fini!

C’est un truc que j’ai lu cent fois, dit de diverses façons par plein d’écrivains différents, et pourtant, ce n’est que cette année que j’ai enfin compris le sens de ces mots.

Malgré la préparation, on arrive toujours à des carrefours imprévus lorsqu’on écrit, et pendant un marathon d’écriture comme le NaNoWriMo, ce n’est pas le moment de s’arrêter pour réfléchir à toutes les possibilités que ça ouvre dans le scénario.

La solution que j’ai trouvée: faire le brainstorming directement dans le texte! Au moins, à la relecture, les questions et idées seront au bon endroit, plutôt que sur un autre fichier, ou carnet. Et je n’aurai plus qu’à décider à ce moment là de la solution à garder.

Pareil pour les derniers chapitres, je voulais essayer de boucler mon histoire le 30 novembre, sachant d’expérience qu’en décembre je n’arriverais pas à terminer. Sauf qu’à 40K mots, il me restait en gros un tiers de l’histoire à écrire en terme de chapitres. J’ai donc écrit la fin sous forme de résumé des chapitres. Ça demandera un gros travail de réécriture au deuxième jet, bien sûr. Mais du moins, le scénario est bouclé, ça donne une idée des scènes à prévoir, et ça m’a permis de soulever un certain nombre de questions.

Mon premier jet est immontrable, et c’est tant mieux!

En même temps, l’an dernier, j’avais écrit avec beaucoup plus de soin, et mon premier jet était tout aussi immontrable car bourré d’incohérences dans le scénario. Autant faire un premier jet rapide pour dégrossir vraiment l’intrigue, puisque de toute façon je devrai y revenir moult fois.

Et surtout, j’ai le droit d’écrire ce que je veux dans mon premier jet! (Dans les suivants aussi, d’ailleurs, sauf qu’à un moment j’espère quand même pouvoir le faire lire à quelqu’un et donc il faudra que ça soit un minimum présentable!) C’est une libération énorme, et ça enlève aussi toute une pression qui souvent encourage à se trouver des excuses pour ne PAS écrire alors qu’on en crève d’envie.

Se donner le temps de se glisser dans le bain.

J’ai remarqué que me mettre à une session d’écriture, c’est un peu comme entrer dans la mer à 17°C. Personnellement, je n’aime pas devoir m’y jeter d’un coup, il me faut un petit temps d’adaptation, me mouiller les pieds, la nuque, les genoux, le nombril, etc…

Bon, pour me lancer dans l’écriture, c’est pareil. C’est un peu brutal d’ouvrir mon document Scrivener au réveil et de me mettre à écrire. Par contre, si j’ouvre le document SANS m’en servir tout de suite, puis que je prépare mon BuJo avec la date en couleur, que je flâne un peu sur mes pages de préparation, ou sur des blogs d’écriture, je me mets progressivement dans le bain sans même m’en rendre compte, et à un moment je me retrouve à taper dans mon texte parfois sans même m’en rendre compte. Magique.

La technique « Pomodoro »

C’est la technique du minuteur. On fait une session de 30mn, puis une pause de 10mn, puis une autre session de 30mn, et ainsi de suite. La durée des sessions est variable selon les gens. Moi, 30mn, ça me va assez bien, et j’ai calculé qu’en moyenne, avec 3x30mn j’arrivais à 1800 mots, ce qui est supérieur au quota journalier de 1667 du NaNoWriMo. Je n’ai pas fait que des sessions de 30mn, certains jours j’ai écrit 1h voire plus d’affilée sans m’arrêter, mais les jours où la motivation était un peu molle, ça m’a vraiment aidée à découper la tâche pour la rendre plus accessible. Et quand le minuteur sonnait, j’avais finalement presque toujours oublié que je l’avais mis.

Le NaNoWriMo, une école de la vie.

Se lancer dans le NaNoWriMo, c’est se fixer un objectif, et se donner les moyens de l’atteindre. C’est un moyen fabuleux de gagner en confiance en soi. Ça me donne de l’espoir, et une assurance nouvelle pour aborder d’autres projets. Après tout, si j’ai réussi ce marathon un peu fou, si j’ai eu la persévérance d’aller au bout, je peux le faire sur plein d’autres choses!

Vers l’infini, et au-delà…!

 

NaNoWriMo is coming!

Plus que quelques jours avant le mois de novembre. Pour beaucoup, ceux qui ont des enfants du moins, ça veut dire préparatifs de costumes et de pâtisserie pour Halloween.

Pour les écrivains, ça veut dire que NaNoWriMo arrive! Pour les non-initiés, National Novel Writing Month, c’est une initiative américaine au départ, un mois de marathon d’écriture. L’objectif fabuleux et ridicule est d’écrire un roman de 50.000 mots en 30 jours. Ça fait 1.667 mots par jour. 1h30 à 2h d’écriture, en gros. Quand on a un boulot à côté, sans compter une famille et des bestioles, ça devient vite compliqué de caser le temps. Et pourtant, c’est possible! La preuve, l’an dernier j’ai réussi.

Le principe est de s’inscrire sur le site (anglophone: nanowrimo.org) pour profiter de l’émulation générale. Un compteur de mots permet de visualiser sa progression, des forums (dont des francophones) permettent d’échanger avec les autres Nanoteurs, et des Pep Talks, des mails d’encouragement et de conseils, sont diffusés régulièrement. NaNoWriMo est aussi présent sur à peu près tous les réseaux sociaux, et des communautés par pays et région se sont formées. Si vous n’habitez pas comme moi au fin fond de la cambrousse, il y a de bonnes chances que vous trouviez des événements et rencontres près de chez vous.

Pour ma part, je regrette justement de ne pas pouvoir totalement profiter de ce côté partage… Même si les choses ont l’air de bouger près de chez moi, et que des rencontres vont peut-être s’organiser! Je croise les doigts (et les orteils)! J’ai un peu du mal avec les forums et autres chats en ligne: d’une part ça reste du virtuel, et d’autre part ça contredit un peu mes résolutions pour novembre, puisque l’un des premiers conseils pour trouver le temps d’écrire est de réduire le temps passé en ligne… Rien de tel donc qu’une vraie réunion dans un café, pour voir de vrais gens qui partagent la même passion, et les mêmes galères!

Bref, du coup j’ai passé une partie du mois d’octobre à me préparer. Je n’ai d’ailleurs pas fini, mais je sais que je ne peux viser les 50k mots que si j’ai un plan. C’est ce qui m’a fait rater l’objectif il y a deux ans (je m’étais lancée avec juste un nom de personnage!), et ce qui m’a permis de l’atteindre l’an dernier. Donc je suis en train de finaliser ma préparation.

Concrètement, je me suis acheté un beau cahier, et j’ai rempli des pages et des pages de notes de lecture, d’idées en vrac, de schémas, de questions-réponses.

J’ai même prévu une partie dans le style BuJo pour suivre mes progrès en novembre, avec mon objectif de nombre de mots quotidien (que j’ai établi en fonction de mon planning professionnel et familial), le temps passé à écrire, et un graphique.

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avec des couleurs c’est plus motivant 🙂

 

J’ai décidé ce mois-ci de me concentrer sur une seule « méthode » afin de ne pas m’éparpiller. Je verrai ensuite ce que j’en retiens. J’ai focalisé sur le blog et les vidéos de Rachael Stephen. Je les trouve techniquement très utiles, et j’apprécie beaucoup son état d’esprit simple, chaleureux et motivant. Au niveau technique, elle s’inspire principalement de Dan Harmon. Je travaille en ce moment sur mes derniers « plot embryos ». Pour vous donner une idée, un plot embryo, ça ressemble à ça :

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(oui c’est tout en anglais 😛 )

 

Sur la photo c’est le plot embryo générique, qui correspond à la structure cyclique de la majorité des histoires. Je l’ai recopié pour chacun de mes personnages, du moins les six principaux. Il me reste ensuite à en tirer les différentes scènes à prévoir, qui me donneront mon « outline », ou structure détaillée du roman. Tout un programme, et je n’aurai vraisemblablement pas fini mercredi soir… mais c’est pas grave! Le principe, c’est quand même de se faire plaisir. Pour moi le NaNoWriMo c’est un peu comme la magie de Noël avant l’heure: anticipation, frénésie, stress, entraide… 😉

Si vous aussi vous vous lancez dans l’aventure, laissez-moi un commentaire! J’adorerais avoir les expériences d’autres Nanoteurs, avant, pendant et après le mois de novembre, pour partager ce que nous en avons retiré, ce que nous avons appris sur nous-mêmes, et sur l’écriture bien sûr.

 

 

 

 

Bullet Journal, le champion de l’organisation… ou de la névrose obsessionnelle?

J’ai découvert le Bullet Journal, ou BuJo pour les intimes, il y a un peu plus d’un an.
Si vous ne connaissez pas encore, allez faire un tour sur le site d’origine du Bullet Journal (en anglais) ou sur le blog de Soho Hana (en français).
Le concept de base du BuJo est d’améliorer l’organisation, donc l’efficacité et la productivité au quotidien.
En fait, si on va traîner un peu sur le net, on s’aperçoit que la plupart des utilisateurs (ceux qui postent des photos de leur BuJo, du moins) en font de véritables œuvres d’art plutôt qu’un outil.
Comme des centaines d’autres néophytes, j’ai d’abord passé des heures à concevoir des dizaines de pages, à chercher le carnet parfait, les meilleurs stylos, des designs de frises, des tampons, du washi tape…
C’était pas très efficace, mais agréable et créatif, du moins c’était mon excuse pour y passer tant de temps.
Mais petit à petit, j’ai donné la priorité à l’efficacité plutôt qu’à l’esthétique.
J’ai exploité le côté outil autant que possible. Plus que de raison, même. Je pensais avoir trouvé l’arme suprême pour vaincre ma flemmardise, ma procrastination légendaire, et enfin atteindre mes objectifs. C’est le rêve à la mode en ce moment, ça tombait à pic!
J’ai non seulement pris un mini BuJo de poche asez basique, un petit carnet A6 qui remplace mon agenda, avec un planning annuel et mensuel, des « habit trackers », et des « to do lists » à la pelle.
Mais à côté de ça, j’ai aussi un classeur de suivi de tout ce qui concerne la famille et la maison, dans lequel j’ai créé des dizaines de pages, prise par l’euphorie du moment: anniversaires, santé des humains, suivi véto des animaux, menus, recettes cosmétiques, ménage, travaux, budget, planning familial…
Et un BuJo dédié à l’écriture, qui s’est développé en un classeur général où je rassemble les notes diverses, les références, les livres à lire, les idées de projet et en vrac… plus un cahier spécifique pour le roman en cours.
Bon. J’ai un peu abusé, en fait. Je suis devenue une extrémiste du BuJo.
J’ai tenu quotidiennement pendant plusieurs mois une page de « habit trackers » où je suivais jusqu’à 7 rubriques: consommation d’alcool, consommation d’eau, jeux vidéo, lecture, écriture, exercice physique / étirements, et poids.
Je me suis mise à noter aussi toutes mes dépenses de façon détaillée.
A la fin de chaque mois, je faisais un bilan de ce que j’avais consigné.
Ça a été très instructif dans le sens où à la fin du mois, le bilan ne correspondait pas forcément au ressenti que j’en avais, et j’ai pris conscience de certaines choses à travailler, à améliorer, ou à surveiller.
Mais à la longue, c’est surtout devenu une contrainte fastidieuse. Je voulais tout suivre, du coup, dès que je faisais quelque chose, il fallait noter, cocher, consigner dans un carnet, voire dans plusieurs. J’ai lâché certaines pages, certains trackers, au fil des mois.
Et puis j’ai eu comme un burn-out. Trop d’efficacité, trop d’analyse, trop de productivité.
J’avais le sentiment de devenir une véritable « control freak ». L’impression de regarder ma vie au microscope pour soi-disant l’optimiser, mais au final, oublier de la vivre tout simplement. Je passais plus de temps à cocher des cases sur mes multiples carnets qu’avec ma propre famille. Et là, ça devient dangereux.
En y re-réfléchissant, sur les blogs de bullet journalling, ou les groupes Facebook auxquels je me suis inscrite, je me suis aperçue qu’il y a quand même une grande majorité de pratiquants pas mal névrosés. Moi la première! 😉

J’ai l’impression que les gens qui sont attirés par le concept sont souvent (comme moi) des gens à tendance obsessionnelle, des gens un peu trop perfectionnistes. Et que le BuJo risque d’amplifier ces traits. C’est ce qui m’est arrivé cette année, et je me suis fait un peu peur, j’avoue.

Je me demande à quel point le BuJo participe à la névrose, ou l’entretient? En fait, je ne remets pas en cause le BuJo en tant que tel. C’est un outil fabuleux, mais comme tous les outils, il peut être dangereux si mal utilisé. Et c’est vraiment facile d’en abuser.

Alors, au point où j’en suis aujourd’hui, qu’est-ce que je veux garder du BuJo?
Je compte bien conserver mon petit carnet de poche, parce que son organisation est bien plus souple que dans un agenda du commerce. Mais j’arrête les trackers à toutes les sauces! Je note les jours où j’en ai envie, tant pis si ce n’est pas régulier.
Dans le classeur familial, finalement, je ne tiens finalement à jour que le suivi véto des animaux (avec 2 chats, 2 chevaux et 1 chien, c’est quand même bien pratique pour ne pas louper le vermifuge des uns, le vaccin des autres…) et une version allégée du budget.
Pour ce qui est de l’écriture, finalement mon classeur n’a plus grand chose à voir avec un BuJo, c’est davantage devenu un classeur de référence, et en cela il est très pratique, et je n’ai pas besoin de l’ouvrir tous les jours. Pas besoin donc d’y intégrer un planning, par exemple.
Le seul champ où le BuJo reste véritablement utile à mon sens, c’est pour un projet spécifique. Donc, pour moi, mon roman en cours. Je suis partie d’un modèle proposé par Rachael Stephen (vidéo Youtube en anglais: How to Organize Your Novel in a Bullet Journal).
En résumé pour les non anglophones, elle conserve l’index et l’architecture globale, mais à la place du planning annuel elle prévoit les différentes phases d’écriture (premier jet, révision,…), puis à la place du planning mensuel/quotidien elle avance par chapitre/scène.
Concrètement, une fois les pages d’organisation faites, j’y consigne ce que j’ai fait à chaque session (temps passé, chapitre travaillé), ce que je planifie pour la suite, et des notes de recherche spécifiques à ce roman. Je l’utilise aussi quand je suis bloquée, en écriture libre: ça me permet de poser les questions qui me taraudent, les problèmes que je n’arrive pas à résoudre, et faire du brainstorming.
En conclusion, le Bullet Journal, c’est comme l’alcool et les jeux vidéos: à consommer avec modération!
Non, sérieusement, c’est un outil génial, mais il vaut mieux se connaître pour ne pas se faire bouffer par le perfectionnisme et le productivisme à outrance. Il faut que ça reste un outil, et pas que ça empiète sur la vie réelle.
Et comme dans la vie en général: à bas la perfection sous toutes ses formes!

Gean qui meurt & Gean qui rit.

C’est lui, mon roman en cours!

C’est du fantastique, dans le sens où ça se passe dans un univers imaginaire, mais assez proche de notre monde, plutôt post-apocalyptique qu’épique, quoi. J’ai encore beaucoup de mal à le décrire, peut-être par peur de le lâcher, ce bébé que je porte en moi!

Donc aujourd’hui ce sera plus sa genèse qu’un résumé 🙂

J’ai commencé le premier jet en novembre dernier lors du National Novel Writing Month, ou pour les intimes le NaNoWriMo. Si vous ne connaissez pas encore, c’est un programme international né aux États-Unis, et un défi personnel, dans lequel il s’agit d’écrire un roman de 50.000 mots en 30 jours, au mois de novembre chaque année.

J’avais tenté l’aventure la première fois en 2016, sans préparation, et j’avais tout juste dépassé les 25.000 mots. Le projet est resté en plan depuis.

Cette fois-ci, je me suis préparée sérieusement. Je ferai un article sur les ressources fabuleuses qui m’ont aidée à y voir plus clair et à planifier mon histoire avant le début du NaNoWriMo.

En novembre 2017 j’ai fièrement passé la barre des 50.000 mots fin novembre! Sauf que… au niveau du scénario, j’en étais tout juste à la moitié. Pas de problème, j’étais lancée, je me disais qu’en décembre je pouvais écrire la deuxième moitié sur ma lancée. Mais 50.000 mots en un mois, mine de rien, c’est un gros investissement, en temps, et en énergie aussi. J’ai lâché le rythme, presque rien écrit en décembre.

Pour me motiver à m’y remettre, je me suis inscrite à 85K90, un autre programme d’écriture qui lui s’étale sur l’année complète. Le rythme est plus facile à tenir, mais reste assez soutenu, puisqu’il s’agit d’écrire 90.000 mots entre janvier et mars, puis de passer à la phase de révision en mai et juin, avant d’attaquer le phase de préparation à la publication à partir d’août.

Avec mes 50K déjà écrits, ça aurait dû être super facile de finir en 3 mois, hein! Et ben non, ça n’a pas marché. Parce qu’il y a un moment où le cerveau dit « stop! », il y a des gens qui appellent ça un burn-out, et c’est un peu ce qui m’est arrivé. J’ai finalement fait un break complet au mois de mars, et en avril j’ai enfin bouclé mon premier jet!

Depuis… je révise, je corrige. Pas si facile! Autant sur la phase d’écriture, je pouvais me perdre dans les ressources, les conseils, les références, en ligne et en livres. Autant sur la phase de révision, il y a très peu de support technique, il faut vraiment trouver son organisation personnelle, et il est plus difficile de partager sa progression sur les réseaux.

Je me demande si je devrais me lancer dans l’écriture d’un autre projet en parallèle, histoire de retrouver la magie de la création. Mais mes personnages attendent depuis si longtemps (mon personnage principal me trotte dans la tête depuis que j’avais 17 ans quand même!), et on est si près du but finalement, que j’hésite.